LA CHUTE DE ROCHE-GUILLAUME, FORTERESSE TEMPLIERS EN 1298 OU 1299 APRES LES CROISADES.

Voici une anecdote surnaturelle des évènements qui entourent la chute de Roche-Guillaume, la forteresse des Templiers en 1298 ou 1299 après les Croisades. Une invasion des Mamelouks dans les Laender de l’Arménie a vu de nombreuses bannières Templiers soulevées au milieu de ce qui est maintenant considéré comme le dernier grand effort par les forces chrétiennes pour maintenir le pied dans la Terre Sainte. Pas tous les Chevaliers de l’ordre disponibles hissèrent leurs normes pour cette bataille particulière, cependant. Et, comme vous doit lire ci-dessous, ne même pas ceux qui alors jugea bon de se conformer à cet engagement. Lire la suite

L’ ÎLE DE CHYPRE ET LES TEMPLIERS

.Après la chute d’Acre en 1291, les Templiers ont transporté leur quartier général au château de Limassol, à Chypre, où existait une chapelle templière.

Les chrétiens furent chassés de la terre Sainte, 192 ans après que Godefroi de Bouillon et les autres princes croisés en eurent fait la conquête..

.                                                                        Dans une si grande désolation, les grands maîtres des Hospitaliers et des Templiers, pour

éviter l’entière extinction de leurs ordres dans le Levant, rappelèrent auprès d’eux, par une citation générale, les Hospitaliers et les Templiers qui étaient dispersés dans la plupart des états de la chrétienté. A peine leurs ordres furent-ils arrivés en Europe, qu’on vit tous les chevaliers en mouvement : tous quittèrent avec zèle leur patrie, leurs commanderies ou les maisons de leurs parents ; nulle excuse sur le défaut d’argent ou de santé ; personne n’eut recours à ces indignes prétextes. Les vieux comme les jeunes accoururent vers les côtes de la mer ; les ports en furent remplis, et tous cherchèrent avec un égal empressement les occasions de s’embarquer et de passer dans l’île de Chypre.
Cette île n’est guère à plus de quarante lieues de la Palestine. Elle avait été prise sur les Grecs par Richard-Coeur-de-Lion, lors de son expédition en Terre-Sainte, et ce prince, à l’époque de son départ, l’avait vendue aux Templiers, dont l’ordre était alors aussi riche et aussi puissant que beaucoup de souverains. Mais comme les différents qui existaient entre l’église grecque et l’église latine y excitaient des séditions continuelles, les templiers cédèrent leurs droits à Guy de Lusignan.
Elle était alors gouvernée par Henri II, qui venait d’y recevoir les débris des deux ordres

Armoiries de Lusignan à Chypre.

religieux échappés aux désastres de Saint Jean d’Acre. Lorsque ces ordres eurent réparé leurs tristes pertes par l’arrivée de nouveaux chevaliers, ils armèrent les vaisseaux qui les avaient passés dans l’île de Chypre, et s’en servirent pour escorter les pèlerins qui, nonobstant la perte de Jérusalem, continuaient à visiter les lieux saints, en payant aux infidèles le tribut ordinaire qu’ils exigeaient à l’entrée de cette ville…

 

 

 

 

UN MYTHE TENACE

Les Templiers étendent rapidement, leurs possessions à l’ensemble de l’Orient latin et de l’Occident.
Ils élèvent commanderie,lieux de culte et châteaux pour accueillir les fidèles,abriter leurs 
communautés et défendre les territoires dont ils ont la garde.


Centre économique, pôle de pouvoir militaire et seigneurial et espace de vie monastique,qui tient à la fois du monastère traditionnel,de l’exploitation agricole,du palais aristocratique et parfois du château.
Un mythe tenace ,popularisé par Viollet-le-Duc( né le 27 janvier 1814 à Paris et mort le 17 septembre 1879 à Lausanne, est un architecte français, connu auprès du grand public pour ses restaurations de constructions médiévales.)
veut que les Templiers aient systématiquement bâtie leurs églises selon un plan centré,sur le modèle du Saint Sépulcre de Jérusalem.
En réalité ,en dépit de quelques exemples fameux(les rotondes de Londres,Paris  ou Tomar),ils ont privilégié des constructions bien plus simples.
S’il n’existe pas de modèle unique d’architecture templiére,les frères s’étant pliés aux répertoires stylistiques et techniques locaux,on note toutefois des plans de prédilection qui révèlent l’esprit de simplicité et d’austérité qui imprègne l’ordre à ses débuts.La nef unique voutée en berceau brisé,terminée par une abside ou le plus souvent par un chevet plat,est une constante que l’on retrouve dans les églises conventuelles,mais aussi dans les chapelles castrales(rattaché à un château).La simplicité des élévations et la discrétion des éléments sculptés laissent en revanche la place aux décors peints,dont les rares exemplaires conservés sont à Cressac , à Pérouse ou en Catalogne.Il est possible d’identifier des familles d’églises stylistiquement homogènes à l’échelle d’une région.Ainsi,en Aquitaine,dans un espace marqué par l’efflorescence du décor roman,les chapelles Templiéres s’en tiennent au modèle du vaisseau unique,simplement éclairé au chevet par trois baies d’inspiration toute cistercienne.en Catalogne,les frères sont les premiers à utiliser l’arc diaphragme-solution de couvrement riche d’avenir-,qu’ils adaptent successivement aux constructions romanes et aux premières expériences gothiques.Au XIIIe siècle,l’ordre n’est pas insensible à ce nouveau style qu’il transporte du berceau francilien-le Temple de Paris,Epailly ou Rampillon-aux terres méridionales.Ainsi la chapelle du Temple d’Avignon ou la vaste église de Villalcàzar de Sirga,en Vieille-Castille,portent-elles les marques du gothique rayonnant.Preuve que les Templiers peuvent,à l’occasion,diffuser des formes et techniques nouvelles.C’est dans le domaine de l’architecture militaire que ces transferts sont les plus évidents,même s’il est délicat d’en déterminer précisément les canaux de diffusion.En occident,si les Templiers se sont conformés aux techniques et aux vocabulaires stylistiques locaux,commanderies, églises et châteaux n’en portent pas moins leur marque.L’aspect fonctionnel prime toujours,mais les frères n’ont pas hésité à adopter et à diffuser certaines nouveautés lorsqu’il s’agissait d’améliorer la défense d’un château ou d’exalter le rayonnement  spirituel d’un lieu de culte.
 D‘aprés un texte de Damien Carraz

COMMANDERIE TEMPLIERE DE ST-MICHEL DE BANNIERES

A deux pas de Castries,(Hérault) les ruines d’une commanderie templière
du XI ème siècle hantent la garrigue.

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La Commanderie Templière de St-Michel de Bannières date du XI ème siècle, elle se composait d’une chapelle ainsi que d’une d’une aile d’habitation et de communs.

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A l’origine du mot « bannières », le mot « bagno »: bain et par extension étendue d’eau étang , ce qui est corroboré par la présence d’une « martillère » (restanque) qui faisait barrage sur le ruisseau permettant ainsi la pisciculture pour l’alimentation des moines-chevaliers.

Il a été avéré qu’il y avait autour de cet étang un élevage de 60 chevaux. Les vestiges tendent à montrer l’importante activité qui y régnait pendant deux siècles. Cette commanderie était un monastère dans lequel vivaient les frères de l’Ordre en Occident. Elle servait de base arrière afin de financer les activités de l’Ordre en Orient et d’assurer le recrutement et la formation militaire et spirituelle des membres.986570_10201569454431335_1303716383_n

Le vendredi 13 octobre 1307 l’Ordre du Temple est démantelé en une journée avec une efficacité redoutable. Le roi de France Philippe IV le Bel organise une véritable rafle en diffusant dans le plus grand secret des lettres d’arrestations scellées. Cette action avait pour but de confisquer les richesses de l’ordre et anéantir son pouvoir grandissant. Les templiers ne payaient en effet ni impôt ni dîme, ils n’avaient de comptes à rendre qu’au Pape et possédaient des richesses considérables…1379093_10201569532393284_1341787408_n

Suivent alors des procès menés par l’inquisition (utilisant la torture) pour faire avouer aux responsables de l’ordre des dérives idolâtres mais aussi de reniement des symboles chrétiens et des pratiques sexuelles condamnées par l’église.

Les dignitaires templiers, en France, seront généralement brûlés vifs. 

A St-Michel de Bannières, après le démantèlement de l’Ordre, les bâtiments furent cédés aux hospitaliers…1394849_10201569532433285_465769231_n

 Photos: Patrick GAYRAUD

 

LES TEMPLIERS A JERUSALEM

LES TEMPLIERS A JERUSALEM

Les Croisades ont duré deux siècles et ont définitivement changé le cours de l’histoire de l’Europe. Le rôle et le pouvoir visibles des Papes Catholiques Romains ont été renforcés tandis que la population était soumise à une manipulation intellectuelle et religieuse intense.

Mais en secret, des modifications profondes du credo et de la foi des Chrétiens ont été initiées. Les contacts et échanges qui prirent place avec les mystiques de l’Islam
et du Judaïsme ont alimenté le besoin d’un retour à la Tradition ésotérique et réintroduit les sciences occultes dans la culture européenne.

Ces marches enthousiastes de la population et de chevaliers, arborant une croix d’étoffe sur leur poitrine, ont été savamment encouragées par les autorités religieuses, dans un contexte précis. Sylvestre II accéda à la papauté en 999, à l’aube du millénaire. L’anniversaire du Christ approchait, ainsi que l’anniversaire de la destruction du temple de Jérusalem. Le pape était-il affecté par les idées millénaristes du moment ou recherchait-il des informations spécifiques sur Jérusalem et les acteurs de son passé? Il pris contact avec le Calife et organisa en 1001 une expédition de moines chroniqueurs en Syrie et en Palestine:

NOTE : « Littéralement le millénarisme se réfère à la croyance, exprimée dans le Livre des Révélations, que le Christ établira un règne de mille ans de tous les saints sur terre avant le jugement dernier. D’un point de vue plus général, les millénaristes attendent des temps de paix surnaturelle et d’abondance « ici sur cette terre ».
Richard Landes (Millenialisme, Millénarisme, chiliasme 02) extrait d’un article de l’Encyclopédie des religions du monde, 1999 par Merriam-Webster

Encyclopedia of World Religions, 1999)

« Al-Hakin accueillit l’entourage du pape avec honneur et passa plusieurs semaines à Jérusalem, discutant avec eux des vertus de l’Islam comparé avec le Christianisme. Il fut si impressionné par leur sincérité qu’en Septembre 1002, le Calife leur permit d’utiliser l’Eglise Grec Byzantine proche de Jérusalem pour leur chapitre et leur bibliothèque. Malheureusement, Al-Maqqari, historien majeur du XIIIe siècle ne nomme ni le nom de cet entourage ni la localisation de leur ordre. Il mentionne simplement que les moines étaient présents en tant que chroniqueurs et historiens. Au moment de la première croisade, ils étaient établis dans une basilique Grecque sur le mont Sion et sous le nom d’ Ordre de Notre Dame du Mont Sion. »

Entre 970 et 1020, une série de chefs-d’œuvres a été produite par l’une des écoles de peinture les plus influentes d’Europe, située sur une île au milieu du Lac de Constance, dans l’Abbaye Bénédictine de Reichenau. Sous la responsabilité des moines Bénédictins et commissionnés par l’Empereur, par des Rois et des Archevêques, les moines-artistes ont copié sur fond d’or des textes liturgiques et les ont ornés de précieuses enluminures.

L’une des œuvres les plus importantes de cette série est l’Apocalypse de Bamberg, dont on attribue la commande à l’Empereur Otto III (décédé en 1002) et qui reproduit le texte de l’Apocalypse. Ce chef d’œuvre comprend 57 miniatures sur fond d’or et 100 lettres dorées. L’empereur mourut avant la fin de sa réalisation et son successeur Henri II en fit don à l’Abbaye Collégiale de Saint Stephane à Bamberg en 1020.

Le texte de l’Apocalypse annonce l’émergence d’un monarque, représentant du Christ sur terre :

« Et je vis le ciel qui était ouvert; il parut un cheval blanc; celui qui le monte est appelé Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice. Ses yeux étaient comme une flamme de feu; sur sa tête étaient plusieurs diadèmes. Il avait un nom écrit que personne ne connaît, si ce n’est lui-même. » Apocalypse19: 11

Ce monarque participe à l’établissement de la Nouvelle Jérusalem, laquelle selon Saint Jean doit être construite après le Jugement Dernier:

« Puis, je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus…Et je vis descendre du Ciel, d’auprès de Dieu, la Ville Sainte, la Nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux…. Et celui qui était assis sur le trône dit: « voici je fais toutes choses nouvelles…Je suis l’Alpha et l’Omega, le commencement et la fin. A celui qui a soif, je donnerai de la source de l’Eau de la Vie gratuitement. » Apocalypse 21 :2-6.

En fait, conseiller auprès de la famille impériale germanique, Sylvestre rêve probablement d’établir un monarque à Jérusalem, en réponse aux prophéties de l’Apocalypse. Enfin, Sylvestre, assisté par ses moines chroniqueurs, a peut-être établi une généalogie lui permettant de considérer Otto III comme l’héritier Divin au Trône du Christ. Nous rappelons que le même Otto a reçu l’Epée de Longinus.

Sylvestre II ne verra pas la réalisation de ses projets. Le pieux et idéaliste empereur meurt à l’âge de 21 ans en 1002 tandis que son brillant conseiller s’éteint le 12 mai 1003. On dit que leurs décès sont suspects…

Une série de Papes succède à Sylvestre. Jérusalem tombe une fois de plus aux mains des infidèles turcs en 1071. Urbain II assume le rôle de pape en 1088. Soutenu par la majorité des souverains européens, il se focalise sur la réunification des Eglises d’Orient et d’Occident, séparées depuis le Grand Schisme en 1054. Au Moyen-Orient, l’Empereur Alexius I Comnenus (règne : 1081-1118) fait face aux Turcs, qui reprennent Jérusalem en « 1076 ? »et marchent sur Constantinople. En 1095, à l’occasion du Concile de Plaisance, Alexius propose l’union des nations et des Eglises Chrétiennes orientale et occidentale pour lutter contre les hordes musulmanes. Urbain II en profite pour asseoir son pouvoir et pour utiliser à bon escient l’énergie guerrière des chevaliers.

Le 27 novembre 1095, le pape Urbain II, après avoir convaincu les monarques au pouvoir, fit un appel au peuple et aux chevaliers, leur demandant de conquérir la Palestine, afin de libérer à la fois le Saint Sépulcre et les Chrétiens du joug Musulman. Cet appel déclencha la première croisade qui débuta en 1096.

Le premier assaut, conduit par Pierre l’Hermite, rassembla une foule anarchique de 20 000 volontaires sans connaissances ou direction militaire. Après avoir au passage attaqué des communautés juives, ils succombèrent aux Turcs.

Puis, une armée suivit, organisée en sections à la tête desquelles se trouvaient :

– Godefroi de Bouillon, duc de Basse-Lorraine et son frère Baudouin.

– Bohemond, Prince Normand de Taranto, en Italie et son neveu Tancrède.

– Raymond, Comte de Toulouse et Saint Gilles

– Robert de Normandie, fils de Guillaume le Conquérant ainsi que Robert de Flandres et Stéphane de Blois, beau-fils de Guillaume.

– Hugues, Comte de Vermandois.

Michael El Nour