COMMANDERIE TEMPLIERE DE ST-MICHEL DE BANNIERES

A deux pas de Castries,(Hérault) les ruines d’une commanderie templière
du XI ème siècle hantent la garrigue.

1373050_10201569454311332_1603732411_n

La Commanderie Templière de St-Michel de Bannières date du XI ème siècle, elle se composait d’une chapelle ainsi que d’une d’une aile d’habitation et de communs.

913277_10201569454351333_1067307538_n

A l’origine du mot « bannières », le mot « bagno »: bain et par extension étendue d’eau étang , ce qui est corroboré par la présence d’une « martillère » (restanque) qui faisait barrage sur le ruisseau permettant ainsi la pisciculture pour l’alimentation des moines-chevaliers.

Il a été avéré qu’il y avait autour de cet étang un élevage de 60 chevaux. Les vestiges tendent à montrer l’importante activité qui y régnait pendant deux siècles. Cette commanderie était un monastère dans lequel vivaient les frères de l’Ordre en Occident. Elle servait de base arrière afin de financer les activités de l’Ordre en Orient et d’assurer le recrutement et la formation militaire et spirituelle des membres.986570_10201569454431335_1303716383_n

Le vendredi 13 octobre 1307 l’Ordre du Temple est démantelé en une journée avec une efficacité redoutable. Le roi de France Philippe IV le Bel organise une véritable rafle en diffusant dans le plus grand secret des lettres d’arrestations scellées. Cette action avait pour but de confisquer les richesses de l’ordre et anéantir son pouvoir grandissant. Les templiers ne payaient en effet ni impôt ni dîme, ils n’avaient de comptes à rendre qu’au Pape et possédaient des richesses considérables…1379093_10201569532393284_1341787408_n

Suivent alors des procès menés par l’inquisition (utilisant la torture) pour faire avouer aux responsables de l’ordre des dérives idolâtres mais aussi de reniement des symboles chrétiens et des pratiques sexuelles condamnées par l’église.

Les dignitaires templiers, en France, seront généralement brûlés vifs. 

A St-Michel de Bannières, après le démantèlement de l’Ordre, les bâtiments furent cédés aux hospitaliers…1394849_10201569532433285_465769231_n

 Photos: Patrick GAYRAUD

 

LES TEMPLIERS A JERUSALEM

LES TEMPLIERS A JERUSALEM

Les Croisades ont duré deux siècles et ont définitivement changé le cours de l’histoire de l’Europe. Le rôle et le pouvoir visibles des Papes Catholiques Romains ont été renforcés tandis que la population était soumise à une manipulation intellectuelle et religieuse intense.

Mais en secret, des modifications profondes du credo et de la foi des Chrétiens ont été initiées. Les contacts et échanges qui prirent place avec les mystiques de l’Islam
et du Judaïsme ont alimenté le besoin d’un retour à la Tradition ésotérique et réintroduit les sciences occultes dans la culture européenne.

Ces marches enthousiastes de la population et de chevaliers, arborant une croix d’étoffe sur leur poitrine, ont été savamment encouragées par les autorités religieuses, dans un contexte précis. Sylvestre II accéda à la papauté en 999, à l’aube du millénaire. L’anniversaire du Christ approchait, ainsi que l’anniversaire de la destruction du temple de Jérusalem. Le pape était-il affecté par les idées millénaristes du moment ou recherchait-il des informations spécifiques sur Jérusalem et les acteurs de son passé? Il pris contact avec le Calife et organisa en 1001 une expédition de moines chroniqueurs en Syrie et en Palestine:

NOTE : « Littéralement le millénarisme se réfère à la croyance, exprimée dans le Livre des Révélations, que le Christ établira un règne de mille ans de tous les saints sur terre avant le jugement dernier. D’un point de vue plus général, les millénaristes attendent des temps de paix surnaturelle et d’abondance « ici sur cette terre ».
Richard Landes (Millenialisme, Millénarisme, chiliasme 02) extrait d’un article de l’Encyclopédie des religions du monde, 1999 par Merriam-Webster

Encyclopedia of World Religions, 1999)

« Al-Hakin accueillit l’entourage du pape avec honneur et passa plusieurs semaines à Jérusalem, discutant avec eux des vertus de l’Islam comparé avec le Christianisme. Il fut si impressionné par leur sincérité qu’en Septembre 1002, le Calife leur permit d’utiliser l’Eglise Grec Byzantine proche de Jérusalem pour leur chapitre et leur bibliothèque. Malheureusement, Al-Maqqari, historien majeur du XIIIe siècle ne nomme ni le nom de cet entourage ni la localisation de leur ordre. Il mentionne simplement que les moines étaient présents en tant que chroniqueurs et historiens. Au moment de la première croisade, ils étaient établis dans une basilique Grecque sur le mont Sion et sous le nom d’ Ordre de Notre Dame du Mont Sion. »

Entre 970 et 1020, une série de chefs-d’œuvres a été produite par l’une des écoles de peinture les plus influentes d’Europe, située sur une île au milieu du Lac de Constance, dans l’Abbaye Bénédictine de Reichenau. Sous la responsabilité des moines Bénédictins et commissionnés par l’Empereur, par des Rois et des Archevêques, les moines-artistes ont copié sur fond d’or des textes liturgiques et les ont ornés de précieuses enluminures.

L’une des œuvres les plus importantes de cette série est l’Apocalypse de Bamberg, dont on attribue la commande à l’Empereur Otto III (décédé en 1002) et qui reproduit le texte de l’Apocalypse. Ce chef d’œuvre comprend 57 miniatures sur fond d’or et 100 lettres dorées. L’empereur mourut avant la fin de sa réalisation et son successeur Henri II en fit don à l’Abbaye Collégiale de Saint Stephane à Bamberg en 1020.

Le texte de l’Apocalypse annonce l’émergence d’un monarque, représentant du Christ sur terre :

« Et je vis le ciel qui était ouvert; il parut un cheval blanc; celui qui le monte est appelé Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice. Ses yeux étaient comme une flamme de feu; sur sa tête étaient plusieurs diadèmes. Il avait un nom écrit que personne ne connaît, si ce n’est lui-même. » Apocalypse19: 11

Ce monarque participe à l’établissement de la Nouvelle Jérusalem, laquelle selon Saint Jean doit être construite après le Jugement Dernier:

« Puis, je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus…Et je vis descendre du Ciel, d’auprès de Dieu, la Ville Sainte, la Nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux…. Et celui qui était assis sur le trône dit: « voici je fais toutes choses nouvelles…Je suis l’Alpha et l’Omega, le commencement et la fin. A celui qui a soif, je donnerai de la source de l’Eau de la Vie gratuitement. » Apocalypse 21 :2-6.

En fait, conseiller auprès de la famille impériale germanique, Sylvestre rêve probablement d’établir un monarque à Jérusalem, en réponse aux prophéties de l’Apocalypse. Enfin, Sylvestre, assisté par ses moines chroniqueurs, a peut-être établi une généalogie lui permettant de considérer Otto III comme l’héritier Divin au Trône du Christ. Nous rappelons que le même Otto a reçu l’Epée de Longinus.

Sylvestre II ne verra pas la réalisation de ses projets. Le pieux et idéaliste empereur meurt à l’âge de 21 ans en 1002 tandis que son brillant conseiller s’éteint le 12 mai 1003. On dit que leurs décès sont suspects…

Une série de Papes succède à Sylvestre. Jérusalem tombe une fois de plus aux mains des infidèles turcs en 1071. Urbain II assume le rôle de pape en 1088. Soutenu par la majorité des souverains européens, il se focalise sur la réunification des Eglises d’Orient et d’Occident, séparées depuis le Grand Schisme en 1054. Au Moyen-Orient, l’Empereur Alexius I Comnenus (règne : 1081-1118) fait face aux Turcs, qui reprennent Jérusalem en « 1076 ? »et marchent sur Constantinople. En 1095, à l’occasion du Concile de Plaisance, Alexius propose l’union des nations et des Eglises Chrétiennes orientale et occidentale pour lutter contre les hordes musulmanes. Urbain II en profite pour asseoir son pouvoir et pour utiliser à bon escient l’énergie guerrière des chevaliers.

Le 27 novembre 1095, le pape Urbain II, après avoir convaincu les monarques au pouvoir, fit un appel au peuple et aux chevaliers, leur demandant de conquérir la Palestine, afin de libérer à la fois le Saint Sépulcre et les Chrétiens du joug Musulman. Cet appel déclencha la première croisade qui débuta en 1096.

Le premier assaut, conduit par Pierre l’Hermite, rassembla une foule anarchique de 20 000 volontaires sans connaissances ou direction militaire. Après avoir au passage attaqué des communautés juives, ils succombèrent aux Turcs.

Puis, une armée suivit, organisée en sections à la tête desquelles se trouvaient :

– Godefroi de Bouillon, duc de Basse-Lorraine et son frère Baudouin.

– Bohemond, Prince Normand de Taranto, en Italie et son neveu Tancrède.

– Raymond, Comte de Toulouse et Saint Gilles

– Robert de Normandie, fils de Guillaume le Conquérant ainsi que Robert de Flandres et Stéphane de Blois, beau-fils de Guillaume.

– Hugues, Comte de Vermandois.

Michael El Nour

 

LA TOURELLE CACHÉE DE L’ENCLOS DES TEMPLIERS

Qui se doutait que le 73 de la rue Charlot (III e ) cachait derrière une façade ordinaire les vestiges de l’une des tours d’enceinte de l’ancien enclos des Templiers, édifiée vers 1240 ?
Alerté par un riverain, Gérard Simonet, président de l’association Vivre le Marais, s’est alarmé de l’environnement délabré dans lequel se trouve ce joyau du patrimoine parisien. « C’est pourquoi j’ai voulu prévenir les habitants du Marais et la mairie du III e de l’existence de ce site exceptionnel.  Il faut absolument conserver la mémoire d’un monument historique aussi remarquable. » Dernière trace matérielle du célèbre enclos des Templiers qui fut détruit en 1806 sur ordre de Napoléon, cette tour de pierre, portée par un très beau mur d’assise, fait 5 m de diamètre pour environ 10 m de hauteur. Elle est désormais au milieu de gravats accumulés pendant les travaux de rénovation entrepris depuis trois ans par la copropriété de l’ensemble immobilier. Pourtant, la rue Charlot se situe dans le quartier historique du Marais, un secteur protégé selon les règles d’urbanisme très strictes du plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV). Connue des architectes des Bâtiments de France La tourelle est connue des architectes des Bâtiments de France (ABF) qui confirment « surveiller » régulièrement l’évolution des travaux. « Le chantier en cours est conforme mais n’avance pas, regrette Sophie Hyafil, en charge des III e et IV e arrondissements pour les ABF. Il semble en effet s’être stoppé. » « De toute façon, cette tour, on ne la voit pas », prétexte le syndic de la copropriété. « Il s’agit d’une propriété privée qui n’est pas ouverte aux visiteurs », argumente encore une personne chargée du dossier. Par manque de moyens et sans doute d’intérêt, ce vestige très rare n’a jamais bénéficié d’une attention digne de son histoire. Des constructions parasites se sont greffées sur lui au fil du temps, avec, notamment, un atelier qui a été détruit ces dernières années. Ces bâtiments, qui accueillent des locataires et des activités commerciales, ne peuvent plus aujourd’hui être déconstruits.  « C’est très dommage », confie Sophie Hyafil. « L’idéal aurait été de faire, au cours des travaux actuels, un grand hall qui aurait mis en valeur l’édifice. » Pour monter un tel projet, la solution serait de se tourner vers des associations telles que la Fondation du patrimoine, qui essaye de préserver le petit patrimoine situé dans des domaines publics et privés en les soutenant financièrement. Mais pour obtenir cette aide, le vestige doit impérativement être visible de la voie publique… ce qui n’est pas le cas de la tourelle. Résultat, aujourd’hui, de nombreux Parisiens passent encore chaque jour devant le 73 de la rue Charlot… sans deviner le trésor qui leur échappe.

Cet article a été publié dans la rubrique Paris III. Le Parisien.

 

LA CHAPELLE DE LA COMMANDERIE TEMPLIERE DE LIBDEAU

HISTORIQUE DU LIEU

L’ordre du temple posséda 13 maisons en Lorraine et à ce jour seules 5 chapelles subsistent;

 Metz, Xugney etNorroy dans les Vosges,Marbotte en Meuse e tLibdeau. Cette dernière se situe sur l’antique voie romaine de Lyon à Trèveset sa fondation remonte probablement avant 1165.

Ce lieu particulier est connu dès le IXème siècle pour avoir été le théâtre de deux batailles sous le règne de Charles le Simple. La ferme du Champs des Allemands, à 700 mètres au Nord de Libdeau serait construite sur les sépultures des guerriers germaniques.
Les archives départementales de Meurthe-et-Moselle ne possèdent que treize documents hérités de l’ordre Hospitalier qui avait repris cette possession templière après la dissolution de l’ordre en 1307. Le document le plus ancien émane de l’évêque de Toul Pierre de Brixey, parti en croisade en 1190. Parmi les témoins, on relève le nom de Frédéric de Brixey, frère de l’évêque, doyen et archidiacre de Toul, décédé en 1186. Cet acte a donc été rédigé entre 1165, date du début du ministère de Pierre de Brixey et 1186, date du décès de Frédéric de Brixey.
Cette charte confirme aux templiers les droits qui leurs ont été accordés par l’évêque de Toul Henri de Lorraine (1126-1165). On peut donc penser que la commanderie a été fondée avant 1165.
Durant les vingt années qui suivirent cette fondation, les templiers se sont rendu maîtres de toutes les terres et des bois jouxtant la commanderie. Les dons, échanges et achats de terres portent non seulement sur des bois, mais également sur des terres arables ; Libdeau est devenu un domaine agricole de première importance se consacrant à l’élevage des porcs, grâce à ses bois, et à la culture céréalière. En cette période de développement urbain, les religieux de tous ordres se rendent acquéreurs de bois pour les défricher et étendre les cultures afin de satisfaire la demande en produits agricoles des villes voisines.
A la fin du XIIIème siècle, Libdeau était donc un établissement riche, produisant de la viande et des céréales, contribuant au ravitaillement de la Ville de Toul et dont la richesse s’exprime pleinement dans l’architecture de la chapelle et de ses vitraux.
L’ordre du Temple dissout en 1307 dans les circonstances terribles que chacun connaît, les biens sont dévolus en 1312 à l’Hôpital de Saint-Jean (ordre de Malte depuis 1530).
A l’époque révolutionnaire, en 1790, ces propriétés seront venduent comme biens publics et convertis en exploitation agricole y compris la chapelle à laquelle seront adjoint des bâtiments qui en dehors de leur parasitisme ont au moins permis de sauvegarder ce monument jusqu’à nos jours.
En 1963, sous l’initiative de l’abbé Jacques CHOUX et compte tenu, déjà, de l’état de dégradation de l’édifice, l’intéressant portail est démonté pierre à pierre pour être installé au Palais Ducal à Nancy. Depuis la chapelle poursuit sa lente agonie malgré son classement le 6 février 1995 à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Bibliographie : Itinéraire templier en Lorraine par Michel HENRY éditionsSerpenoises 1998.
 Les membres du CERCTL n’ont pourtant pas ménagé leur peine tout comme l’étude de Me Person. Grace a beaucoup de persévérance nous sommes aujourd’hui à quelques jours de l’acquisition de la chapelle mais les dégâts qu’elle a déjà subi et le travail de sape des aléas climatiques font que sa structure est aujourd’hui à bout de souffle.
Comme vous le constaterez sur le cliché ci-dessus, une nouvelle partie de l’appareil de la voûte de la 1ère travée a cédé laissant pour seul garant de l’équilibre de l’ensemble une fine nervure. Si cette dernière cède, il est fort à craindre que toute cette partie soit emportée.
Nous sommes donc arrivé aujourd’hui à un moment où il faut se poser l’unique question de fond : Sommes nous donc incapables de consacrer moins de 100 000 € pour empêcher la disparition d’une des dernières chapelles templières de Lorraine ? OUI ou NON, je vous laisse juge.