L’ENCLOS DU TEMPLE

Entouré d’une muraille haute de huit mètres, l’enclos du Temple
formait un quadrilatère qui s’appuyait à l’ouest sur la rue du Temple
et qui était encadré par les rues actuelles de Bretagne, de Picardie
et Béranger. Les templiers s’y installèrent vers 1140 alors que la zone
était marécageuse ; elle demeura
à l’extérieur du rempart parisien
jusqu’au règne de Charles V.
En 1792, la superficie de ce territoire
était de 125 ha. Lieu de résidence
du maître du Temple lorsqu’il n’était
pas en Orient, l’enceinte fortifiée
comprenait une petite tour carrée
au nord de l’église et un imposant
donjon plus au sud . Haut de 50 mètres et renforcé d’une tourelle ronde à chacun de ses angles, celui-ci présentait une silhouette bien
reconnaissable sur les enluminures médiévales.
L’enclos comprenait des bâtiments pour loger les frères, de vastes
écuries et un cimetière accolé à l’église qui était célèbre pour
sa rotonde du XIIe siècle, construite à l’imitation de celle du
Saint-Sépulcre de Jérusalem, dont les templiers avaient la garde ;
elle fut détruite en 1796. Après l’arrestation des templiers, le site
passa aux hospitaliers. Le grand prieur de l’ordre de Malte y édifia
un palais à la fin du XVIIe siècle, avec une cour caractéristique
en forme de fer à cheval. À la Révolution, la tour du Temple devint
la prison de la famille royale en 1792-1793 ; Napoléon Ier la fit
démolir en 1808. L’hôtel du grand prieur accueillit le ministère des
Cultes sous l’Empire, avant de disparaître lui aussi en 1854. Il ne
subsiste quasiment aucun vestige du plus grand établissement
templier d’Europe qui formait une petite cité aux portes de
la capitale, peuplée notamment d’artisans.

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